Le temple Khmer
Situé à la croisée des chemins, son emplacement est déterminé par un symbolisme qui lie l’orientation, la couleur et le cycle saisonnier. Il faisait partie du pavillon du Cambodge de l’exposition universelle de 1900, aménagé par Alexandre Marcel. Il est en partie une reproduction d’un des pavillons d’Angkor Vat.
Ce temple a été remonté et moulé sur place à Maulévrier. L’ensemble des fissures est volontaire, Alexandre Marcel avait appelé ce bâtiment « la ruine du temple ». Les deux statues, les têtes de piliers et la frise frontale ont été réalisées d’après les moules de l’exposition universelle.
A l’intérieur, on peut voir une statue de Bouddha. Il est assis dans la position du Lotus, sur les anneaux du Naja, le serpent mythique et génie des eaux, qui le protégea du déluge et du soleil lors de sa grande méditation. Initialement à l’extérieur, parmi les rochers, cette statue a été placée à l’intérieur et drapée de tissus par les cambodgiens de la région de Cholet, pour qui le temple est aujourd’hui un lieu de culte.
Sur le fronton, on voit sourire les figures exquises des apsaras, les danseuses et danseurs divins qui prodiguent aux dieux et aux heureux élus les joies du paradis.
Aux coins, les génies du monde souterrain protègent le temple des mauvais esprits. Les statues qui encadrent l’entrée du temple sont hindoues et furent utilisées par Alexandre Marcel pour la construction du palais hindou de la cité Héliopolis. La statue de droite représente le dieu Vishnu. Il porte ici la massue de la justice. Il est également le dieu conservateur et de la sagesse. A gauche se trouve sa femme Lackmi, déesse de la beauté et de la fortune.



