Alexandre MARCEL (1860-1928)
Architecte parisien, il fût lauréat de nombreux concours et prix internationaux.
A la fin du XIXe siècle, Alexandre MARCEL se passionne, comme le voulait la mode de l’époque, pour l’orientalisme et plus particulièrement le japonisme.
En 1899, Alexandre MARCEL termine à Paris, rue de Babylone, une salle des fêtes aux décors japonais destinée au directeur du «Bon Marché» (devenue en 1931 le cinéma «la Pagode»).
Cette même année, il épouse Madeleine BERGERE et aménage pour sa nouvelle famille autour du château Colbert un jardin à la française, un verger, un potager et sur les bords de la rivière «La Moine» dont les eaux sont désormais retenues par un barrage. Il commence un jardin qu’il appelle «paysage japonais».
Lors de l’exposition universelle de Paris en 1900, Alexandre MARCEL est chargé de la réalisation de trois pavillons : celui du Cambodge, celui de l’Espagne et surtout celui de la Compagnie des messageries maritimes : le Panorama du Tour du Monde.
Ce panorama se composait de quatre édifices dont le plus haut était une tour japonaise à toiture multiple. Le Pavillon du Cambodge, un temple dans le style classique du pays, se trouvait au Trocadéro, en haut d’impressionnants escaliers gardés par des lions en pierre et abritant une immense salle ornée de sculptures bouddhiques.
Séjournant de temps en temps à Maulévrier, Alexandre Marcel aménage le paysage japonais avec des pièces d’architecture rachetées lors de la fermeture de l’exposition.
A la même époque, le roi de Belgique Léopold II, qui avait acheté la Tour Japonaise, fait appel à Alexandre Marcel pour sa reconstruction dans sa propriété de Laeken, au nord de Bruxelles, où elle est encore. Puis, il lui commande un pavillon chinois avec toiture recourbée. C’est le début de la carrière internationale et royale d’Alexandre Marcel. Le roi lui demande ensuite de construire l’hippodrome royal d’Ostende et de restaurer ses châteaux de Ciergon et d’Ardennes en Belgique. Alexandre Marcel est présenté au Baron Empain qui lui commande les plans d’une ville princière et moderne au nord du Caire, Héliopolis ; entre 1908 et 1911 Alexandre Marcel réalise entre autres, le palais hindou.
En 1911 le Maharadjah de Kapurtala, principauté du Penjab au pied des monts Himalaya, commande à M. MARCEL les plans d’un palais qu’il voulait dans un style français classique, entouré de jardins dans l’esprit de Le Nôtre.
Alexandre Marcel visite le Japon en 1913 pour travailler au projet de construction de l’ambassade de France à Tokyo. La guerre étant déclarée, ce projet ne put être réalisé. En 1924 il publie « orientalisme et architecturales exécutés et projetés ». Deux jours après l’inauguration de son dernier édifice en juillet 1928 (Monuments aux Morts pour l’escadrille de la Fayette, parc de Saint Cloud), Alexandre Marcel meurt sur sa table de travail.
En octobre 2007, un panneau rendant hommage à Alexandre Marcel et son oeuvre a été installé à l'entrée du parc. Il a été inauguré en présence de Jean Pierre Chavassieux, directeur du parc (à gauche sur la photo), de Joël Berson, président de l'association (à droite) et de deux petits fils d'Alexandre Marcel (au centre).



